Hubert Faure commando Kieffer

Hubert Faure , du commando Kieffer,

Hubert Faure a fêté ses 105 ans le 28 mai 2019.Soixante quinze ans plus tard, rappel du parcours hors du commun d’un de ces 177 Français en uniforme .

Engagé au service de la France à 20 ans ,

Hubert Faure est né le 28 mai 1914 en Dordogne.Après la mort de son père ,ancien poilu, il décide de s’engager et devient en 1934 , sous-officier du 22éme régiment de Dragons de Pontoise ,

Désormais , il ne cessera de protéger et servir la France.

Devenu instructeur à Paris , il intègre en parallèle un régiment de chars de combat .Dès le début de la Seconde Guerre Mondiale en 1939 , son régiment est envoyé défendre la ligne Maginot à la frontière belge.

En juin 1940 , il est fait prisonnier par l’armée allemande et s’évade une première fois pour rejoindre le maquis , dans sa Dordogne natale.Pourchassé par la police allemande , il décide de rejoindre le Général de Gaulle en Angleterre via le Portugal après avoir traversé à pied l’Espagne et s’être évadé une seconde fois du terrible camp d’internement de Miranda .

Débarquement de juin 1944 dans les rangs du commando Kieffer ,

La vertu de l’engagement solidement ancrée en lui.Hubert Faure se porte volontaire pour rejoindre le commando Kieffer un an avant le débarquement.

Au sein de ce commando composé de 177 fusiliers marins français et dirigé par le commandant Philippe Kieffer , Hubert Faure se fait vite remarquer pour son expérience militaire et sa force physique et mentale.

Il est alors propulsé au grade de maître principal de la Marine Nationale .Béret vert vissé sur la tête ,il participe activement à la reconnaissance des plages du débarquement grâce à des cartes et maquettes.

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 , le Commando Kieffer débarque sur la plage de Colleville-sur-Orne (Calvados).Ces hommes sont les seuls Français en uniforme à participer au débarquement terrestre de Normandie .Dès leur arrivée , ils sont accueillis par des tirs nourris des Allemands .

Hubert Faure se fait même souffler par un tir d’obus .Malgré sa blessure à la plèvre , il dirige les tirs de destruction contre les fortifications allemandes puis poursuit l’opération pendant plusieurs semaines.

Sa blessure s’infectant , il est rapatrié en Angleterre pour y être soigné et très rapidement renvoyé en Normandie pour poursuivre les combats.

Dès lors , il va jusqu’aux Pays-Bas pour repousser les Allemands.En 1947 , le commando Kieffer étant dissout , il reprend des études d’ingénieur à Toulouse , puis commence une carrière dans les travaux publics.

En 2008 , il est élevé au grade de commandeur de la Légion d’Honneur.Jusqu’à aujourd’hui , il ne cesse de transmettre son expérience de la guerre aux jeunes générations , s’inscrivant ainsi dans le devoir de mémoire .

(source la France Mutualiste n°65)

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